Edito

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Savoir (H)être - Florence Rosa, Présidente // Ensemble, « étape par étape » nous démontrons que l’interprofession du bâtiment et de l’aménagement peut s’organiser et progresser collectivement sur son territoire de vie. Ainsi, EnvirobatBDM suscite désormais un espoir toujours plus grandissant, en France et en Europe.

C’est évidemment une grande fierté de constater la reconnaissance de nos investissements et c’est désormais une grande responsabilité que de maintenir notre objectif de généralisation du bâtiment et de l’aménagement durables, tout en maintenant le qualitatif avec le quantitatif...

La conséquence d’un tel positionnement est l’augmentation importante pour EnvirobatBDM de sollicitations tous azimuts, à laquelle s’ajoute la nécessité de stabiliser et diversifier ses modes de financements pour perdurer.

Jamais une années ne fut aussi dense que 2017 (1) : commissions BDM et désormais QDM, représentations innombrables, projets européens, outils de développement informatiques, déploiement interrégional, expertises post démarche, présence nationale, colloque confort d’été...etc.

Le quotidien d’une association dont l’objet est en fait un projet d’évolution de société reste un exercice de haute voltige. C’est une quadrature du cercle à la charnière entre bénévolat affaibli et société coopérative, où le modèle économique social et solidaire peine à émerger car il s’agit de richesse collective dans un système organisé sur le bénéfice individuel.

Certes, nous maintenons nos avancements mais la progression reste lente et bien au deçà de la vitesse à laquelle les conditions climatiques de la planète se dégradent.

C’est pourquoi l’année 2018 sera résiliente : nous devrons nous recentrer sur nos fondamentaux, clarifier et concentrer nos actions sur de bonnes assises, afin de ne pas être le triste reflet d’une société qui nous entraine dans le zapping en tous genres et la satisfaction immédiate de l’écume des choses.

A l’instar de la canopée, où
« Un arbre n’est pas une forêt, il ne peut à lui seul créer des conditions climatiques équilibrées (...). A plusieurs, en revanche, les arbres forment un écosystème qui modère les températures extrêmes (...), emmagasine de grandes quantités d’eau et augmente l’humidité atmosphérique. Dans un tel environnement, les arbres peuvent vivre en sécurité et connaitre une grande longévité. Pour maintenir cet idéal, la communauté doit à tous prix perdurer. Si chaque individu ne s’occupait que de lui-même, nombre d’entre eux n’atteindraient jamais un grand âge. »

(H)être ou ne pas être, telle est bien la question cruciale de notre belle association, pour exister comme une véritable communauté, à l’image des forêts de hêtres étudiées par Peter Wohlleben (2), elle doit développer des processus efficaces afin d’aider toujours plus de professionnels à changer leur façon d’être pour qu’ils puissent changer leurs savoirs faire.

Et elle doit le faire dans la bienveillance et l’empathie, pour irradier toujours plus largement ver les Bâtiments et Aménagements Durables.

Le COS, le CA et l’équipe d’EnvirobatBDM se joignent à moi pour vous souhaiter une excellente année 2018 dans un esprit participatif !

Florence ROSA, Présidente

(1) Bilan 2017 à télécharger ci-dessous
(2) La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben

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